Le lettre de mai 2020 n°104

Ce mois de mai est celui du déconfinement et du retour progressif à la « vie normale ». Cette période a profondément modifié les pratiques, que ce soit en termes d’hygiène que de travail à distance. Les visioconférences, les téléconsultations, les outils de travail collaboratifs, le télétravail… Cette période épidémique a accéléré l’utilisation de ces nouveaux modes de travail et leur intégration dans les pratiques professionnelles. Nous avons mis à profit ce temps pour expérimenter la téléformation sur un format court (30 min). Nous espérons pouvoir bientôt vous proposer le format définitif.

Pour rappel, le 31 mai était comme chaque année la journée sans tabac.

LE CHIFFRE

Traitement de substitution aux opioïdes : 23% des patients ont plus de 3 prescripteurs et 9% plus de 3 pharmacies.

En moyenne, 2 patients sur 10 ont des poly prescriptions et 1 patient sur 10 fréquente plus de 3 pharmacies. La tendance pour les prescripteurs est en augmentation depuis 2011. La tendance est inverse dans les pharmacies.

Source : https://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/TabTSO180206.pdf

LA QUESTION

Question n°81 : pour les tests COVID, quelle est la différence entre la PCR et les TROD ?

Le test RT PCR ou appelé dans les médias PCR est un des tests qui permettraient le diagnostic direct dès la phase précoce de la maladie en détectant directement l’ARN viral. Dans le cas du COVID 19, le prélèvement est nasopharyngé, la réponse du diagnostic se situe entre 1 jour et 3 jours en fonction des laboratoires.

Les TROD font partie des tests sérologiques. Ils peuvent se réaliser en ville sur le même modèle que les TROD VHC ou VIH (goutte de sang et réponse dans l’heure). Ces tests recherchent la présence d’anticorps (Immunoglobuline de type M ou G) qui montre que l’individu a été en contact avec le virus.

Ces 2 tests sont complémentaires :

    - la RT PCR observe le présent, il est donc recommandé pendant les 7 premiers jours près le début des symptômes.

   - les tests sérologiques (TROD, ELISA) observent le passé, ils sont recommandés à partir du 15e jour après le début des symptômes

L’utilisation de ces tests est débattue car la sensibilité (vrai positif) est très dépendante de la prévalence (nombre de nouveaux cas) de la maladie. Par exemple dans une région comme la Nouvelle-Aquitaine ayant une estimation à 3% de nouveaux cas, seulement 58% des cas positifs seraient réellement positifs.

Source : HAS, Place des tests sérologiques dans la stratégie de prise en charge de la maladie COVID-19 du 19 mai 2020.

INFORMATIONS

Prévenir les surdoses : des mesures claires pour se mobiliser

Dans le contexte de crise, le ministère de la santé vient de publier des recommandations concernant la prévention des overdoses. La période actuelle, est déstabilisante et concernant les usagers d’opioïdes, cette situation peut s’accompagner d’un risque accru d’exposition aux surdoses. Le stress, l’anxiété, la difficulté à supporter le confinement, la crainte du manque peuvent se traduire par une difficulté à contrôler sa consommation.

Téléconsultations avec des patients en emploi souffrant d’addiction, ce que nous dit le confinement

Le 17 mars 2020 a signé aussi le début du confinement pour nos patients. La téléconsultation est alors vite devenue un outil précieux de leur accompagnement. L’expérience de Corinne Dano, addictologue et médecin du travail au CHU d’Angers.

Avantages :

 - Relation duelle conservée et nécessairement attentionnée (focalisation sur la personne)

 - Prise en compte des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication obligeant   à une parole plus posée et attentive

 - Impression de la part du patient de moins s’exposer «  l’écran me protège »

 - Accès à l’environnement du patient

 - Souplesse et accessibilité

 - Accès aux soins conservé : « mieux que rien »

 - Recueil du vécu de la situation de confinement

Inconvénients :

 - Absence d’examen clinique

 - Technologie parfois défaillante

 - Fatigabilité ?

Restriction de vente pour les patchs nicotiniques

À la suite des études qui suggèrent un effet protecteur de la nicotine vis-à-vis du Covid-19, le ministère de la Santé a restreint les délivrances de patchs nicotiniques.

La nicotine : une piste de recherche dans la lutte contre le COVID-19

La nicotine a fait son apparition parmi les pistes de recherche engagées dans l’épidémie de COVID-19. Une bonne occasion de rappeler aux professionnels de santé et au grand public que les traitements de substitution nicotiniques sont le traitement de 1ère intention du tabagisme, responsable de 75 000 décès annuels en France.




                                                                                              

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